Lettre ouverte aux employés et au Directeurs de la Caisse régionale du Crédit Agricole Alpes-Provence Côte d'azur.

Publié le par club-des-cinq-millions

Mesdames, Messieurs,

Je suis un simple citoyen français, un citoyen qui s'oppose à la détention des richesses produites par  99% des habitants les plus pauvres de la planète par 1% des habitants les plus riches.

D'année en année, les plus pauvres s'appauvrissent, les plus riches s'enrichissent en spéculant sur les marchés financiers.

Je suis aussi client du Crédit Agricole, et jusqu'à présent, je trouvais cette banque normale.

Je viens de lire la note du 8 mars 2012 CHEUVREUX Crédit Agricole Group qui traite de la rigidité du marché du travail en France.

Je viens aussi de lire l'interview de Nicolas Doisy, Chef économiste de CHEUVREUX Crédit Agricole, à l'adresse internet suivante :

http://www.eva-anarion.com/article-chief-economist-de-cheuvreux-conseille-en-effet-a-fran-ois-hollande-de-tromper-le-peuple-pou-103541727.html

Aujourd'hui, trop, c'est trop!

Vous comprendrez bien que je ne peux pas accepter que les frais bancaires qui me sont prélevés servent à entretenir quelques analystes qui jouent contre les intérêts de la classe dont je suis issu.

Aussi, je vais chercher une banque qui respecte ses clients et fermer mes comptes au Crédit Agricole.

Je pense personnellement, Monsieur Nicolas Doisy, que vous et vos collègues qui concevez des produits qui contribuent à jouer contre les intérêts des populations, vous paierez un jour de votre irresponsabilité.

Je ne peux pas admettre, comme simple citoyen, de constater que le marché des produits financiers dérivés spéculatifs représentent 11,6 fois le produit intérieur brut mondial. (Cf : Atlas du Monde Diplomatique, numéro hors série N° M01304, page 63).

Je ne peux pas admettre que votre profession contribue à piétiner les plus faibles au profit des plus riches.

Je ne peux pas admettre que notre monde soit aussi peuplé de brillants techniciens français, qui ont profité du formidable système éducatif français, et qui viennent, fort de leur prétendu savoir financé par les contribuables, jouer contre les intérêts de leurs successeurs dans ce système éducatif.

Je ne peux pas admettre qu'un polytechnicien dont le nom est Pierre Richard, mis à la tête du Crédit Local de France lors de sa privatisation ait perdu la tête et provoque la plus grosse faillite bancaire de l'histoire en France.

Vous comprendrez peut-être que la population ne veut plus de cette spéculation incontrôlée.

Je souhaite à Nicolas Doisy et à ses collègues analystes financiers et traders d'être licenciés rapidement de leur poste.

Je ne vous adresse pas de formule de politesse.

Robert Vinocour

Publié dans Politique

Commenter cet article