État de droit et Démocratie, la révolution numérique s'imposera-t-elle ?

Publié le par club-des-cinq-millions

 

Nous sommes dans un état de droit, doté d'une constitution et d'un système politique construit depuis 1789, soit plus de 220 ans.

 

Le système politique actuel, qui nous vient de la Libération (1944-1946), est un système basé sur l'activité des partis politiques, dont les dirigeants ne tiennent plus compte des aspirations du peuple.

 

Ces partis ont des pratiques financières qui leur permettent de « manipuler » les électeurs. et cela depuis l'apparition de la télévision et du marketing politique depuis 1980. (Avec quels moyens financiers pensez-vous que l'UMP a pu organiser, par exemple, le campus UMP de Marseille de septembre 2011 ? C'est de la pure manipulation des jeunes de droite avec des moyens énormes qui ne proviennent surement pas de la seule vente des tee-shirts et autres supports du marketing politique de l'UMP.)

 

Ce que nous reprochons aujourd'hui à nos élus, c'est qu'ils ne se préoccupent pas du bien-être du peuple et de leurs familles, mais de leur propre bien-être et du bien-être de leurs familles.

 

Nos députés, nos sénateurs, sont avant tout des individus de la vie publique qui se font élire dans leur circonscription par les idées qu'ils véhiculent sur leurs territoires, au fil des campagnes politiques, au sein d'un parti politique. (Le problème majeur est que ces partis politiques sont gangrénés par les nombreuses affaires de financement illégal depuis des décennies, et que ce n'est pas demain matin qu'ils vont arrêter de se servir.)

 

La cinquième république est en voie d'extinction. Le premier ministre ne peut plus jouer son rôle. L'actuel Président de la République a pris la décision d'occuper le terrain à sa place, ne lui laissant qu'un rôle subalterne de relation avec les parlementaires.

 

 

La Démocratie confisquée aux citoyens français.

 

 

En faisant voter par le parlement réuni à Versailles le traité de Lisbonne, le Président de la République a contourné la décision du peuple français qui avait, le 29 mai 2005, rejeté par une majorité de 54,86% le référendum sur la constitution pour l'Europe. Nos élus, députés et sénateurs ont commencé à nous confisquer la Démocratie.

 

Les référendum d'initiative locaux sont rares et combattus par le pouvoir en place. (Par exemple, on peut lire actuellement au sujet du référendum d'initiative local de la Vallée de la Roya que « Le préfet menace de sanction mairies et associations et s'oppose à toute consultation citoyenne. »)

 

http://cote-d-azur.france3.fr/info/vallee-de-la-roya--le-referendum-en-question-70182884.html

 

Le gouvernement actuel ne veut visiblement pas accorder aux citoyens français la possibilité offerte aux citoyens italiens d'utiliser le référendum d'initiative populaire.

 

En effet, l'article 11 de la constitution française prévoit que 10% des électeurs inscrits sur les listes électorales pourront soutenir leurs parlementaires, ce qui représente près de 4 500 000 voix nécessaires, alors que 400 000 voix seulement sont nécessaires en Italie pour mettre en œuvre un référendum abrogatif.

 

 

 

Le décalage entre la vision des jeunes et la vision des dirigeants politiques français.

 

Les jeunes citoyens utilisent massivement les nouvelles technologies. En quinze ans, elles ont pris un essor considérable et sont un moyen d'expression et de progrès.

 

Beaucoup de services sécurisés sur internet permettent de réaliser des opérations techniques (transactions bancaires, réservations de billets, achats sur internet,...).

 

Ces techniques sont largement utilisées par les traders des banquiers internationaux pour spéculer sur le dos des populations et faire fonctionner la machine à laver l'argent sale.

 

Les jeunes utilisent facilement les nouveaux outils de téléphonie mobile qui accroissent leur rapidité de mobilisation.

 

Mais nos députés et nos sénateurs en sont encore à dicter des courriers à leurs secrétaires, et donner des ordres à leur appareil administratif, sans vouloir admettre ce qui se passe dans la rue.

 

Pire, ils tentent d'empêcher l'utilisation de ces nouvelles technologies dans le domaine politique.

 

Une incompréhension grandissante s'installe entre les jeunes et nos gouvernants.

 

 

Trois millions de citoyens dans la rue ne suffisent pas.

 

Les manifestations de 2010 contre la réforme des retraites ont réuni à chaque fois plus de trois millions de manifestants. Ces trois millions de manifestants, réunis dans les principales villes de France, sont des opposants à la politique actuelle.

 

Combien de citoyens n'ont pas pu, faute de moyens, faute de temps, faute de lieux de rassemblement, participer à ces manifestations alors qu'ils étaient opposés à la politique de nos gouvernants?

 

Le club des cinq millions a pour vocation de mobiliser ses membres jusque dans le plus petit village de France.

 

L'organisation politique actuelle a montré ses limites.

 

Nous pensons que nous pouvons aller plus loin dans l'utilisation des nouvelles technologies comme moyen d'exercice de la démocratie.

 

L'excellente conférence sur la révolution culturelle et cognitive de Michel Serres à l'occasion des 40 ans de l'INRIA (toujours sur le net) nous conforte dans cette position. C'est une conférence de près d'une heure que tout citoyen devrait écouter.

 

link

 

http://www.educavox.fr/Conference-de-Michel-Serres-Les

 

Cinq millions de signatures, avec un bon système basé sur les nouvelles technologies, permettant aux membres du club des cinq millions de voter sur les propositions de leurs membres, c'est possible. (La signature électronique, cela existe depuis plus de dix ans. C'est relativement facile à mettre en œuvre, encore faut-il avoir la volonté de le mettre en place, ce n'est sûrement pas nos dirigeants politiques qui vont promouvoir ces technologies, ils ont plutôt tendance à vouloir verrouiller le système pour pouvoir continuer à manipuler le peuple par l'intermédiaire des médias traditionnels acquits à leurs pratiques. Nous pouvons, au sein du club des cinq millions, mettre en œuvre la signature électronique citoyenne.)


 

 Réunir le talents dispersés et muselés.

 

Il nous semble que c'est en nous rassemblant et en conjuguant nos talents que nous pourrons retrouver une représentativité issue du peuple.

 

Nous pensons que c'est en revenant à des pratiques simples, démocratiques, de débat à quelques-uns, dans des lieux conviviaux, sans à chaque fois l'intervention d'un leader qui cherche à prendre le pouvoir, que nous pourrons modifier le cours des choses.

 

Nous préconisons des débats intergénérationnels, dans ces clubs locaux, afin que les plus jeunes des opposants forment les plus anciens à l'utilisation des nouvelles technologies.

 

Un individu = une voix.

 

Notre objectif est de réunir les opposants à la politique menée par nos gouvernants qui agissent contre les intérêts du peuple.

 

 

Comprendre les institutions actuelles et les utiliser pour mieux les contrer. 

 

Ce n'est pas en quelques mois que nous arriverons à changer le système politique actuel, c'est en militant, pendant de nombreuses années, et surtout en amenant les citoyens qui ont peur ou qui sont découragés, à intervenir de nouveau comme citoyen concerné par ce qui se passe dans leur quartier, dans leur ville, dans leur département, dans leur région, et au plan national.

 

Chacun d'entre nous doit être vigilant et dénoncer, avec nos nouveaux moyens, les nouvelles technologies, toutes les dérives des élus.

 

Lorsque nous serons structurés, connus, représentatifs, alors nous pourrons, localement, intervenir sur les médias locaux.

 

C'est nous, citoyens, représentatifs des quartiers, des villages, qui devons peser sur les parlementaires et les élus locaux, pour obtenir d'eux un changement d'attitude, servir le peuple et non plus se servir du peuple.

 

 

Construire un nouvel outil d'exercice de la démocratie.


 

Nous disposons aujourd'hui des ressources techniques nécessaires à la mise en œuvre d'un outil qui préfigurera le système de consultation démocratique de demain.

 

C'est à nous, citoyens, indépendamment de l'action des partis, indépendamment des activités des médias et de la presse, indépendamment des puissances financières, de construire ce nouvel outil.

 

Ingénieurs, techniciens, graphistes, spécialistes de la sécurité des systèmes d'information, spécialistes de la réalisation des sites internet sécurisés, rejoignez le club des cinq millions pour réaliser ce nouvel outil et contribuer à la formation des citoyens.

 

 

 

 

 

 

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